Pourquoi l’Afrique de l’Ouest est la terre promise du reggae francophone
Né dans la Jamaïque des années 70, le reggae s’est très vite enraciné en Afrique, surtout à l’Ouest. Précurseurs comme Alpha Blondy et Tiken Jah Fakoly (Côte d’Ivoire), Ismaël Isaac, ou encore Kajeem, ont imposé le reggae comme une voix de la rue et de la conscientisation. Dans les années 90-2000, le reggae ivoirien explose, emmené par un mouvement rasta puissant. Aujourd’hui encore, Abidjan est vue comme LA capitale reggae d’Afrique, et le Sénégal suit de près grâce à sa jeunesse créative et ouverte au brassage afrocaribéen (source : RFI Musique, “Les capitales africaines du reggae”, 2019 ; Reggae.fr, “La Côte d’Ivoire, une autre capitale du reggae”, 2021).
Dakar, Bamako, Accra et Lomé, quant à elles, cultivent leurs propres scènes solides, notamment sur du dancehall ou du reggae fusion, avec l’émergence de collectifs afro-dub comme Dub To Mali ou des plateformes comme Afropolitan Vibes à Lagos.