FEMUA, le poumon culturel d’Abidjan
Depuis 2008, le Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo – le désormais incontournable FEMUA – s’est imposé comme le grand rendez-vous musical d’Afrique de l’Ouest. Né à l’initiative de Salif Traoré alias A’Salfo, frontman de Magic System, le festival ne mise pas seulement sur le zouglou ou l’afropop. Au fil des éditions, le reggae y a planté son drapeau, transformant le village d’Anoumabo en un véritable carrefour où la Jamaïque rencontre la lagune Ébrié.
Le FEMUA, c’est plus de 200 000 festivaliers par édition (fréquentation 2023, source : Abidjan.net) et une programmation qui mélange mastodontes de la scène panafricaine, figures montantes, et ambassadeurs du reggae ivoirien au sens large. Dans une Côte d’Ivoire où le reggae est dès les années 80 un cri de contestation (Tiken Jah Fakoly, Alpha Blondy), le festival est devenu un véritable catalyseur de visibilité. Mais comment ce rendez-vous annuel façonne-t-il la trajectoire du reggae ivoirien ?