Un hub d’inspiration régionale : échanges, collaborations et productions
Le Liban est un creuset : ici, on compose en arabe, en anglais, en français. Il y a une vraie volonté de mélanger les genres et les langues. Depuis 2018, le label local Rastafarimeh a sorti plus de 15 EPs ou LPs d’artistes du Liban, d’Égypte, de Syrie, mais aussi d’Europe, tous basés sur des riddims produits localement.
- La compilation Roots of Bekaa (2021) a réuni dix nations du bassin méditerranéen sur un même album.
- Zeid Hamdan x Shaza Loay (Syrie) a chuté un single reggae/trap qui a dépassé 250 000 streams en 4 mois en 2022 (source : Spotify Artist Insights).
- Workshops, scènes open mic et collaborations en studio, qu’on parle anglais, arabe, perse ou français, ça connecte.
De plus en plus de producteurs européens, comme Dubmatix (Canada) ou OBF (France), font aussi appel à des musiciens libanais, preuve de l’attractivité de la création made in Beyrouth. On commence même à voir des émissions radio spécialisées sur la FM libanaise (Radio Liban 96.2) dédiées au reggae et à la culture ska/dub.